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Société |  -    Abdallah Said Ali

L’ancien président de l’Université des Comores, Saïd Bourhane Abdallah, a été à la tête de la délégation de l’Union des ulémas africains à la grande conférence annuelle des ulémas, tenue à la Mecque et qui a porté sur «le rôle des institutions religieuses dans la consolidation de l’unité des musulmans». Un des objectifs de l’Union des ulémas africains est de faire du Coran et des Hadiths du Prophète (Psl), «les sources exclusives de référence» des imams et autres prêcheurs dans l’ensemble de l’Afrique.

 

Le président démissionnaire de l’Université des Comores, Saïd Bourhane Abdallah, a conduit du 4 au 6 juin dernier, une délégation de haut niveau de l’Union des ulémas d’Afrique à la grande conférence mondiale annuelle, réunissant des ulémas, universitaires et chercheurs musulmans, qui s’est tenue en Arabie saoudite. Cette réunion a eu lieu à la Mecque à l’Université Umm Al-Qura. Cette année, le thème était consacré au «rôle des institutions religieuses dans la consolidation de l’unité des musulmans» avec un accent particulier accordé à l’Union des ulémas d’Afrique subsaharienne, la dernière née de la communauté des ulémas mondiaux.


A cette occasion, l’Union des ulémas africains a présenté «sa vision» à ses partenaires présents et aux institutions sœurs des autres pays, membres de cette haute instance. La création de cette section d’Afrique subsaharienne répond au besoin de servir  de référence scientifique à l’Association des ulémas du monde sur toutes les questions liées à l’Islam et ses pratiques.

La politique générale de l’Union des ulémas africains est de faire du Coran et des Hadiths du Prophète (Psl), «les sources exclusives de référence» des imams et autres prêcheurs dans l’ensemble de l’Afrique. Il s’agit, selon ses dirigeants, de «renforcer une meilleure compréhension des grands principes de l’Islam, vulgariser ses valeurs propres afin d’assurer son rayonnement».

Devant l’assistance, Saïd Bourhane aurait rappelé «le rôle» des institutions ainsi que «le travail» des érudits de l’islam dans l’enseignement, la promotion et la défense de toutes les valeurs nobles de l’Islam. «Je tiens à remercier le roi Salman Ben Abdel Aziz et son gouvernement d’avoir organisé et accueilli cette importante rencontre. Je suis heureux de le dire car l’Arabie saoudite reste le meilleur endroit pour nous réunir et échanger sur des thématiques importantes relatives à l’Islam», avait souligné Saïd Bourhane Abdallah avant de louer «les efforts des plus hautes autorités saoudiennes pour soutenir les pays musulmans du monde entier».

Cette conférence annuelle a été organisée par une structure sous la tutelle du ministère saoudien des Affaires islamiques, le comité "Lujnatou Dawa d’Afrique". La délégation des ulemas africains a eu droit à des rencontres informelles avec diverses autorités saoudiennes. Saïd Bourhane, par ailleurs ancien premier secrétaire général du Muftorat de la République, a rencontré divers officiels à Riyad et dirigé une séance de travail entre la délégation africaine et de hauts responsables de la grande université de Médine.  

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