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Société |  -    Mariata Moussa

Le calendrier a été modifié afin de permettre à d’autres personnes d’être auditionnées ou des ré-auditions éventuelles. Cette information judiciaire donnera au juge tous les moyens nécessaires pour faire la lumière sur cette affaire. Par rapport au refus de Hassani Hamadi de répondre aux enquêteurs de la gendarmerie, Mohamed Abdou a déclaré que «nul n’est au-dessus de la loi et Hassani Hamadi ne peut pas se servir de son statut d’élu pour se soustraire aux questions des enquêteurs car la constitution n’a en aucun moment parlé d’immunité des gouverneurs»

 

Dans sa démarche d’informer la population comorienne sur l’évolution de l’enquête préliminaire diligentée sur les fonds de la citoyenneté économique, le procureur de la République, Mohamed Abdou, a de nouveau rencontré la presse, hier 11 juin.

Devant la presse, il a fait savoir que l’enquête préliminaire touche à sa fin et que dans très peu de temps, le dossier sera déféré au parquet pour qu’une information judiciaire puisse être ouverte. Selon le chef du parquet de la République de Moroni, cette légère modification constatée par rapport au calendrier de déferrement du dossier est dû aux auditions effectuées à Ndzuani.

Le calendrier aurait été modifié afin de permettre à d’autres personnes d’être auditionnées ou ré-auditionnées. Cette information judiciaire donnera au juge tous les moyens nécessaires pour faire la lumière sur cette affaire.

Au sujet de ces nouvelles auditions, le chef du parquet, directeur de cette enquête préliminaire, a regretté le refus manifesté par le gouverneur Hassani Hamadi, ancien ministre des finances de Sambi, de répondre aux questions des enquêteurs.


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Selon le procureur de la République, Hassani Hamadi allait être entendu en qualité de témoin. Les enquêteurs ont demandé au secrétaire général et ont obtenu le rendezvous auprès du service protocolaire. Le jour de l’audition, les enquêteurs se sont présentés au rendez-vous, comme convenu, et le gouverneur a refusé de les recevoir en invoquant son statut d’élu.

Une «insulte»

Pour le chef du parquet de la République de Moroni, ce refus de coopérer constitue une «insulte» à l’égard de l’institution judiciaire. «Nous ne pouvons pas permettre que cela arrive de nouveau et je rappelle que l’institution judiciaire a beaucoup de moyens lé- gaux pour entendre le gouverneur», dit-il.

Dans son intervention, le procureur de la République a ajouté que l’audition de l’ancien ministre des finances permettrait aux enquêteurs d’être éclairés sur beaucoup de point.

 

«Son audition est en rapport avec ses anciennes responsabilités et nous voulions l’entendre en qualité de témoin».

Par rapport à ce refus, le chef de parquet de Moroni, a ajouté que quelque soit «ses responsabilités, nul n’est au-dessus de la loi et Hassani Hamadi ne peut pas se servir de son statut d’élu pour se soustraire aux questions des enquêteurs car la constitution n’a en aucun moment parlé d’immunité des gouverneurs».

Au terme de cette entrevue avec la presse, Mohamed Abdou a fait savoir qu’en dehors de cette affaire des fonds de citoyenneté économique, d’autres dossiers «vont refaire surface». Selon lui, «l’affaire de l’assassinat du lieutenant-colonel Combo Ayouba et tant d’autres vont être ré-ouvertes.

Combo a passé toute sa vie au service de la l’armée comorienne, nous ne pouvons pas laisser sa disparition impunie et surtout qu’un ancien responsable avait déclaré qu’il connaissait le mobile de son assassinat». 

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